Le Ministère de l’Éducation Nationale

Il s’agit là, avec les établissements scolaires bien entendu, de l’un des acteurs les plus importants de l’éducation en France. Mais comment cet organisme fonctionne-t-il exactement ? Quelles sont ses missions, ses contraintes et ses domaines de compétence ?
C’est ce que Tariq Ramadan vous propose de découvrir maintenant.

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Origines et création du ministère

La Révolution française de 1789 met au cœur des priorités l’accès à l’éducation pour les différentes classes de la société. La question se pose alors de permettre à l’État une prise en main des affaires d’enseignement et la possibilité pour toute classe sociale de recevoir une instruction. On assiste alors à la création de plusieurs établissements primaires et secondaires afin de remplir ces objectifs. S’en suit alors l’établissement de l’Université impériale en 1808 transformé plus tard (1820) en Conseil royal de l’instruction publique avant d’être, 8 ans plus tard, transformé en véritable ministère à part entière. Il faudra attendre 1932 pour que soit adopté le terme d’ «éducation nationale » pour désigner l’instruction publique.

Structure et missions

L’éducation étant un vaste sujet, différentes missions incombent à ce Ministère, à savoir :

  • Fixer les voies de formation et programmes nationaux (contenus des enseignements et leur organisation)
  • Assurer le recrutement et la gestion des personnels : 1,7 million de personnels dont 855 000 enseignants du 1er et 2nd degré
  • Répartir de manière optimale les moyens pour garantir notamment l’égalité d’accès à l’éducation : la dépense totale pour 2014 s’élevait ainsi à 146 milliards d’euros dont 99,7 pour l’enseignement scolaire, représentant environ 6,8 % du PIB.
  • Définir et délivrer grades et diplômes
  • Contrôler les politiques éducatives dans un objectif de cohérence du système pédagogique

Pour accomplir ces différentes missions, l’organe se structure en différents grands pôles :

  • Les Ministres (assistés de directeurs de cabinet) contribuent à définir les actions à effectuer en conformité avec les directives du Premier Ministre.
  • L’Administration centrale (fonctionnaires titulaires) veille à la stabilité et la continuité dans la gestion et désigne les agents et services publics
  • La direction générale de l’enseignement scolaire est chargée de décider et d’appliquer des politiques relatives aux établissements scolaires (écoles, collèges, lycées). C’est grâce à elle notamment que sont attribués les crédits destinés aux établissements et les dotations en personnel auprès des académies. Elle vise également à favoriser les nouvelles technologies en terme pédagogique, gère insertion et formation professionnelle, mène les actions en termes d’intégration des élèves et établit la politique des zones d’éducation prioritaire. Enfin, elle apporte les grandes lignes de la politique de formation continue du personnel enseignant dans le primaire et le secondaire.
  • La direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle est responsable des formations supérieures après le bac en termes de répartition des moyens financiers et en personnel parmi les établissements de l’enseignement supérieur. Elle intervient aussi au niveau international puisqu’elle définit les modalités de constitution de l’espace européen d’enseignement supérieur. Ce service est également compétent pour les affaires de vie universitaire, de formation continue et pour les bibliothèques universitaires. Parmi ses missions, citons également la gestion de la tutelle des établissements publics nationaux et de la formation initiale des enseignants des premier et second degré.
  • La direction générale de la recherche et de l’innovation définit les actions en matière de recherche en élaborant les programmes budgétaires qui y correspondent, en répartissant les moyens qui y sont alloués et en définissant la politique de développement technologique et d’innovation (et en garantissant sa mise en œuvre).
  • Le secrétariat général regroupe quant à lui de très nombreux services comme les ressources humaines, les affaires juridiques, la communication…pour d’avantage de précisions, Tariq Ramadan vous invite à consulter le lien suivant : secrétariat général éducation nationale.

Par ailleurs, les domaines de compétences diffèrent selon les institutions éducatives concernées. Les régions sont ainsi responsables de la gestion des lycées, les départements des collèges et les communes des écoles maternelles et élémentaires.

En termes d’emploi, l’enseignement constitue bien entendu la majeure partie (81%) des effectifs du Ministère de l’Éducation Nationale qu’il s’agisse des maîtres et maîtresses d’écoles ou des professeurs de collège/lycée mais pas seulement : citons également l’orientation, la santé et le social, la recherche et formation, la gestion des finances, l’administration ou encore l’encadrement. Par ailleurs, ce ministère constitue le premier employeur de l’État, du fait des besoins cruciaux en matière éducative. On assiste à une répartition assez équitable entre les deux sexes avec, pour le corps enseignant environ 52% d’hommes et 48% des femmes. De grosses disparités persistent toutefois entre les disciplines.

T.Ramadan